1988 · Raymond Rajaonarivelo
Tabataba
À vérifierDans un village de la côte est de Madagascar, pendant les mois entourant l’insurrection de 1947 contre la domination coloniale française, Tabataba suit Solo, un jeune garçon dont le regard sur le monde adulte est encore en formation lorsque l’histoire le bouleverse. Son frère aîné rejoint le mouvement indépendantiste, des soldats français arrivent et le village se remplit de rumeurs et de silences. Raymond Rajaonarivelo raconte l’histoire à hauteur d’enfant, lorsque le politique se manifeste d’abord par l’atmosphère et la perte. Premier long métrage malgache sélectionné au Festival de Cannes, le film tire son titre du mot malgache signifiant « troubles », euphémisme courant pour les événements de 1947.
- Réalisation
- Raymond Rajaonarivelo
- Lieux
- Toamasina
- Thèmes
- Histoire coloniale & résistance, Mémoire & oubli, Silence & absence
Contexte historique
1971–1988
L’émergence d’une génération de cinéastes malgaches
Les années 1970 et 1980 voient se succéder des œuvres de cinéastes malgaches : Sari, Lalao Fahiny et Tranon-kala en 1971 ; L’Accident de Benoît Ramampy en 1972 et Dahalo, Dahalo… en 1984 ; puis Tabataba de Raymond Rajaonarivelo en 1988. L’Accident reçoit un prix du court métrage au FESPACO et Tabataba porte le cinéma malgache à Cannes. La période connaît aussi des transformations institutionnelles et une forte baisse de la fréquentation des salles.
Sources et provenance
Source documentaire — détails disponibles dans la version anglaise.
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